© Marc Sardi / WWF-Canada lavender growing in an urban garden

Projets Biopolis

Explorez les nombreux projets Biopolis et découvrez de quelles façons les citoyen.ne.s, les chercheurs.e.s, les institutions, les entreprises et les organisations communautaires soutiennent la biodiversité urbaine de partout au pays.

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Les projets répertoriés par Biopolis sont issus de tous les milieux et se veulent une source d’inspiration pour tous. Ils ont été sélectionnés selon leurs objectifs de mise en valeur et de préservation de la biodiversité urbaine partout au pays. Explorez les nombreux projets et découvrez comment les citoyen.ne.s, les chercheur.se.s, les institutions, les entreprises et les organisations communautaires mettent les mains à la terre pour soutenir la notre biodiversité. Un projet spécifique vous inspire? N’hésitez pas à contacter les responsables!

Projets Biopolis partout au pays

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    Passage faunique en milieu urbain

    Passage faunique en milieu urbain

    Dans le cadre du prolongement d’un boulevard urbain, la Ville de Montréal a mis en place différentes mesures visant à favoriser la qualité des habitats naturels et la connectivité dans une aire d’intérêt écologique. Pour faciliter le déplacement de la faune entre les habitats situés de part et d’autre du boulevard, un passage faunique a été aménagé à même les ouvrages de génie civil. L’efficacité du passage a été démontrée à l’aide de caméras infrarouges à déclenchement intelligent : plusieurs animaux empruntent le corridor de déplacement, incluant la couleuvre tachetée, une espèce considérée comme étant préoccupante au Canada et susceptible d’être désignée menacée ou vulnérable au Québec.

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    Diversité floristique des marécages riverains

    Diversité floristique des marécages riverains

    Impacts de l’urbanisation sur la diversité floristique des marécages riverains – IRBV – Université de Montréal

    L’urbanisation représente une menace majeure pour la biodiversité, favorisant généralement une homogénéisation des communautés floristiques. Cette menace est d’autant plus grande dans les milieux riverains où les communautés sont à la fois perturbées par les activités humaines environnantes que par la gestion des niveaux d’eau des rivières. La canalisation des eaux de pluie vers le réseau de drainage artificiel est aussi une menace importante pour ces habitats dont la dynamique dépend de la présence d’eau.

    Les objectifs de ce projet étaient de déterminer quels sont les processus qui influencent la composition floristique (espèces et traits fonctionnels) des marécages riverains urbains, de déterminer si l’urbanisation entraîne une homogénéisation biotique de la flore de ces milieux et d’évaluer le rôle des espèces exotiques dans ce phénomène. Pour ce faire, 57 parcelles de forêts riveraines ont été échantillonnées dans la grande région de Montréal, dont une quinzaine sur le territoire de la Ville de Montréal.

    Cette étude a permis de démontrer que la flore des marécages riverains était principalement influencée par des facteurs environnementaux et surtout par l’intensité des inondations. L’impact de l’urbanisation étant indirect par le biais de l’altération du régime hydrologique des rivières réduisant la susceptibilité aux inondations. L’urbanisation a également induit une différenciation taxonomique et fonctionnelle de la flore, c’est-à-dire une augmentation de la diversité entre les communautés. Cette différenciation s’explique par l’assèchement des marécages les plus urbanisés favorisant ainsi l’établissement d’espèces terrestres.

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    ILEAU

    ILEAU

    Le projet ILEAU (Interventions locales en environnement et aménagement urbain) est une opération de lutte aux îlots de chaleur urbains menée dans l’est de Montréal jusqu’en 2017. Coordonné par le Conseil régional de l’environnement de Montréal (CRE-Montréal), le projet est réalisé en étroite collaboration avec un grand nombre de partenaires locaux et régionaux qui unissent leurs efforts afin de créer des transformations majeures sur le territoire. L’ensemble de la collectivité est invité à s’engager concrètement dans le projet en posant des actions sur le terrain.

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    IDENT-Cité

    IDENT-Cité

    Lancé en 2015 dans l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville, le projet IDENT-Cité est un parcours en double spirale grâce auquel les visiteurs peuvent vivre directement l’importance de la biodiversité. On y trouve différentes variétés de feuillus et de conifères. Les espèces sont de plus en plus diversifiées à mesure qu’on se déplace vers le centre de la spirale, pour redevenir de plus en plus semblables sur la deuxième moitié du parcours. C’est le premier projet en milieu urbain du réseau IDENT, qui mène déjà dans plusieurs régions du monde des expériences sur les avantages de la biodiversité.

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    Diversité biologique des étangs de Montréal

    Diversité biologique des étangs de Montréal

    Diversité biologique et typologie écologique des étangs et petits lacs de la Ville de Montréal – GRIL (Groupe de Recherche Interuniversitaire en Limnologie et Environnement Aquatique) – Université de Montréal.

    La biodiversité est une caractéristique essentielle à prendre en compte dans un plan de conservation et d’aménagement des plans d’eau en région urbaine en accord avec les principes de développement durable. Celle-ci est déterminée par la diversité et la qualité environnementale des écosystèmes lacustres et des étangs en milieu urbain, deux paramètres encore rarement mesurés en Amérique du Nord.

    Le projet a pour objectif primordial de qualifier la biodiversité ainsi que les structures des communautés aquatiques de 20 plans d’eau urbains de la ville de Montréal. L’objectif final est de définir des indicateurs biologiques reliés à la qualité des milieux qui répondent aux changements des facteurs environnementaux et aux types d’aménagement.

    En effet, les plans d’eau urbains de la ville de Montréal supportent une forte biodiversité de plancton et de macro-invertébrés, et différentes structures de communautés. Les principaux facteurs environnementaux expliquant la variation dans la diversité et la structure des communautés sont l’origine des plans d’eau, la présence de macrophytes et de poissons, le niveau trophique ainsi que les pratiques d’aménagement. Afin de mieux préserver la biodiversité dans ces plans d’eau, nous faisons les recommandations suivantes : maintenir une végétation littorale, une variation dans les types d’étangs ainsi qu’un aménagement optimal.

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    Conservation des colonies de sternes du fleuve Saint-Laurent

    Conservation des colonies de sternes du fleuve Saint-Laurent

    Héritage Laurentien a été mandaté par Environnement Canada pour réaliser un projet de protection et de recensement des colonies de sternes pierregarins situées sur les petites îles rocheuses, au large des arrondissements de Verdun et Lasalle.

    Plusieurs perturbations anthropiques et naturelles nuisent au succès de reproduction des sternes nichant sur les îles en question. Ces perturbations incluent les kayakistes, les motomarines et les autres embarcations qui s’aventurent trop près des îles où nidifient les sternes. Certains usagers vont même jusqu’à délibérément s’approcher des nids et des poussins. De plus, certaines espèces agressives, comme le roseau commun (phragmite) et le goéland à bec cerclé, envahissent eux aussi les îles et réduisent grandement l’espace disponible pour la nidification des sternes.

    L’équipe d’experts de la faune d’Héritage Laurentien réalisera un inventaire des nids de sternes et installera un dispositif de protection sur les îles où se trouvent les colonies. Ce dispositif consiste en un type de filet à larges mailles qui permet aux sternes d’accéder à leurs nids, mais qui empêche les goélands d’atterrir sur les îles. Le projet comprend également un volet de sensibilisation au sujet des enjeux reliés aux colonies de sternes et à l’écosystème des îles du fleuve Saint-Laurent. Les compagnies de location d’équipement nautique ont déjà été sensibilisées à ces enjeux et une conférence sera offerte aux citoyens suite à l’analyse des résultats de l’inventaire. Un permis du gouvernement fédéral a été octroyé pour réaliser ce projet et un rapport sur l’état des colonies sera remis à Environnement Canada.

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    Protection, restauration et mise en valeur du parc Thomas-Chapais

    Protection, restauration et mise en valeur du parc Thomas-Chapais

    Le parc Thomas-Chapais comprend un des boisés les plus riches de l’Est de l’île de Montréal. Ce dernier, d’une superficie de 15,2 hectares, abrite plus de 11 000 arbres ainsi qu’une impressionnante diversité d’espèces fauniques et floristiques indigènes. Afin de préserver la biodiversité et la valeur écologique du parc, un projet de protection, de restauration, de mise en valeur et d’éducation, financé par la Fondation Hydro-Québec pour l’environnement, a été mis sur pied. Le projet comporte trois volets :

    Éducation et sensibilisation

    • Un dépliant pédagogique, visant la sensibilisation du public à la protection et à la richesse du boisé, sera conçu et distribué aux visiteurs et citoyens intéressés;
    • Un programme d’activités pédagogiques sera mis en place et offert aux jeunes du quartier;
    • Plusieurs panneaux d’interprétation seront conçus et installés permettant aux visiteurs de découvrir la biodiversité présente et les moyens pour la préserver;
    • Un site internet éducatif sera créé afin de faire connaître le parc Thomas-Chapais et sa biodiversité aux citoyens.

    Éradication du nerprun

    Des corvées d’arrachage et de coupes seront organisées afin d’éradiquer le nerprun, ou du moins, de ralentir la propagation rapide de cette espèce exotique envahissante. De plus, comme le nerprun forme un mur vert opaque, les opérations de contrôle permettront de favoriser le sentiment de sécurité de la population dans le parc.

    Restauration de la biodiversité

    Une plantation d’arbres et d’arbustes sera effectuée afin d’éviter la régénération vigoureuse du nerprun et afin d’offrir nourriture et habitat complémentaires pour la faune.

    Les activités du projet seront planifiées et mises sur pied par la chargée de projet en biodiversité de l’éco-quartier Mercier – Hochelaga-Maisonneuve en collaboration avec le comité Citoyen du parc Thomas-Chapais.

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    Paysage Solidaire

    Paysage Solidaire

    Né en 2009, le projet d’agriculture urbaine Paysage Solidaire consiste à transformer des espaces urbains minéralisés, contaminés ou sous-utilisés en potagers éducatifs et de production dans l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve. Depuis 2014, l’équipe du projet travaille tout particulièrement à mettre en œuvre une stratégie alimentaire locale et alternative. Les objectifs sont de contribuer à améliorer la sécurité alimentaire de la population de l’arrondissement, de développer une production locale et biologique et de mettre en marché en circuit court les produits frais via deux kiosques maraîchers. Le projet vise également à approvisionner des épiceries, restaurants, traiteurs et organismes communautaires oeuvrant en sécurité alimentaire de l’arrondissement.

    Paysage Solidaire c’est :

    • Trois sites de production dans l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, en partenariat avec la SAQ, le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal et la paroisse Saint-François-d’Assise.
    • Trois jardins éducatifs en partenariat avec le Centre jeunesse du Mont-Saint-Antoine, la paroisse Saint-François-d’Assise et l’esplanade du stade olympique.

    Le volet éducatif de Paysage Solidaire comprend des ateliers et formations portant sur plusieurs thématiques de l’agriculture urbaine dans des écoles et organismes communautaires, ainsi qu’auprès des citoyens de l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve.

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    Les Jardins des Patriotes

    Les Jardins des Patriotes

    Les Jardins des Patriotes est un projet de verdissement, d’embellissement et de culture maraîchère sur le terrain de l’école Louis-Joseph-Papineau. Le but répond à trois visées, soit: sociale, pédagogique et environnementale. Il y a quatre zones dédiées au projet, soit: un verger d’arbres fruitiers, une aire de repos verte pour le personnel de l’école, un jardin Art-Terre d’embellissement par des œuvres artistiques en objets récupérés et un jardin maraîcher productif annexé à un jardin éducatif pour les enfants. La superficie du potager est de 300 m2 et le verger compte une trentaine d’arbres fruitiers.

    Dans le cadre du volet pédagogique du projet, les élèves en formation préparatoire au travail (FPT) sont formés en agriculture urbaine et en aménagement paysager afin de pouvoir intégrer des emplois liés à ces secteurs. L’approche pédagogique utilisée répond aux objectifs liés à l’éducation relative l’environnement par l’apprentissage par projet interdisciplinaire, où toutes les matières y sont travaillées. Les ateliers en classe sont animés en collaboration avec le programme Ça Pousse! du Dépôt alimentaire NDG.

    L’économie circulaire est visée par le compostage des matières organiques du jardin, la plantation de semis démarrés en serres en classe, la cueillette, la transformation alimentaire en atelier de cuisine, la vente des produits au marché et la récupération d’objets. En verdissant la cour de l’école, le projet contribue à la lutte contre les îlots de chaleur urbains et à la séquestration du dioxyde de carbone dans le quartier. Un espace fleuri permet également de fournir un habitat pour les insectes pollinisateurs. Le volet environnemental du projet est appuyé par l’éco-quartier Saint-Michel/François-Perrault et le Pari Saint-Michel.

    Finalement, le volet social du projet implique la création d’emplois d’été pour les jeunes du quartier aux jardins et au Marché solidaire Saint-Michel. Des possibilités de bénévolat aux jardins sont également offertes durant l’été, afin de permettre aux membres de la communauté de vaincre l’exclusion sociale et l’isolement. Les acteurs du projet sont également impliqués dans un projet de jardins maraîchers afin d’améliorer l’accès à des produits de qualité par le biais Marché solidaire Saint-Michel.

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    Arbres publics de Montréal – QuéBio

    Arbres publics de Montréal – QuéBio

    Les Arbres publics de Montréal est un outil numérique qui permet de visualiser plus de 250 000 arbres de la Ville. L’outil est présenté sur le site Internet QuéBio, une plateforme parrainée par le Centre de la science de la biodiversité du Québec. L’inventaire des arbres est effectué par les employés des arrondissements de la Ville de Montréal et rendu disponible sur le portail de données ouvertes de la Ville.

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    Public Trees of Montreal – QuéBio

    Public Trees of Montreal – QuéBio

    Public trees of Montreal is a digital tool designed to view more than 250,000 trees in the city. The tool is presented on the QuéBio website, a platform managed by the Quebec Centre for Biodiversity Science. The tree inventory was carried out by the employees of the different boroughs of the City of Montreal and was made available on the city’s open data platform.

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    Projet de nichoirs à Sainte-Anne-de-Bellevue

    Projet de nichoirs à Sainte-Anne-de-Bellevue

    En 2012, Ryan Young a démarré un projet de nichoirs pour les oiseaux géré par des bénévoles  et financé par la Fondation TD des amis de l’environnement et la Ville de Sainte-Anne-de-Bellevue. Vingt nichoirs, conçus pour le canard branchu, l’espèce initialement ciblée par le projet, ont été construits par des bénévoles à l’aide de matériaux offerts par la ville de Sainte-Anne-Bellevue. Les nichoirs ont ensuite été installés dans les secteurs les plus propices de la municipalité, là où l’habitat de l’oiseau (les marécages et forêts riveraines) est le plus abondant : l’Arboretum Morgan, le secteur de l’Observatoire d’oiseaux de McGill et le Parc-nature de l’Anse-à-l’Orme.

    Après avoir constaté le succès initial du projet, d’autres nichoirs, conçus cette fois pour le merlebleu de l’Est, ont été installés le long de la piste cyclable et dans les secteurs agricoles de la ville. Chaque saison depuis, Ryan documente la nidification aux nichoirs et note toutes les espèces qui les utilisent. Parmi celles-ci, il a noté la nidification du merlebleu de l’Est, de l’hirondelle bicolore, du troglodyte familier et de la mésange à tête noire. Jusqu’à présent, plus de 30 de ces nichoirs ont été installés et 80 % de ceux-ci sont utilisés par l’hirondelle bicolore avec un succès de reproduction assez élevé. Cette espèce est considérée comme un insectivore aérien (se nourrit d’insectes en plein vol) et, comme la plupart des espèces d’hirondelles de nos régions, sa population a subi un déclin majeur au cours de la dernière décennie.

    Dans le cadre de ce projet, trois nichoirs pour l’hirondelle noire, ayant connu un certain succès, ont également été érigés sur les berges du lac Saint-Louis et le long du canal de Saint-Anne-de-Bellevue. Le projet n’aurait pu se concrétiser ne serait-ce que par l’implication de bénévoles dévoués comme George Panciuk et Geoffrey Webster.

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