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Activité minière

L’industrie minière fournit des matières essentielles à la vie quotidienne, mais ses activités génèrent également des risques pour la nature et les gens.

Pour garantir la prospérité du monde naturel et des communautés, nous devons éviter autant que possible les impacts de l’activité minière, les réduire au minimum lorsqu’ils sont inévitables et remédier aux dégâts lorsqu’ils se produisent.

Éviter les impacts et protéger la nature

L’exploitation minière à grande échelle revêt une grande importance pour l’économie canadienne et fournit des « minéraux critiques » susceptibles de soutenir la transition vers les énergies propres. Par ailleurs, les activités minières peuvent entraîner des répercussions néfastes sur la nature, telles que la pollution, la perte et la fragmentation d’habitats, ainsi que le changement d’affectation des terres – c’est-à-dire la conversion de terrains pour en modifier l’usage, par exemple le défrichage d’une forêt pour l’agriculture ou l’asphaltage de milieux humides pour la construction de routes.
On néglige souvent les répercussions liées aux premières étapes du développement, avant même la construction d’une mine. Par exemple, le jalonnement de claims miniers, c’est-à-dire la procédure légale visant à obtenir les droits d’exploration et d’extraction minière pour une zone donnée, peut entraver les plans visant à protéger et à assurer l’intendance de l’habitat des espèces. Les activités d’exploration, telles que le forage mécanisé, peuvent compacter le sol, fragmenter les habitats, perturber l’écoulement de l’eau et la contaminer.

Les infrastructures nécessaires à l’activité minière peuvent affecter les espèces dans des écosystèmes vulnérables. Les réseaux routiers, par exemple, fragmentent les habitats, coupent les voies de migration et affectent les déplacements des espèces et leur comportement, tandis que l’augmentation de la navigation maritime génère du bruit sous-marin et perturbe la capacité des mammifères marins à se nourrir, à s’accoupler et à s’orienter. Le Canada doit également composer avec environ 10 000 sites miniers abandonnés répartis dans tout le pays, dont les gouvernements doivent désormais assumer les coûts de restauration.

Ces impacts sont souvent amplifiés par le fait que les activités minières se déroulent fréquemment dans des écosystèmes fragiles et sur les territoires des peuples autochtones, où elles peuvent affecter les pratiques traditionnelles d’utilisation des terres et les droits des peuples autochtones. Au Canada, environ 80 % des quelque 200 mines en exploitation au pays sont situées dans la forêt boréale, qui s’étend d’un bout à l’autre du pays et constitue une zone essentielle pour la biodiversité, le stockage du carbone et l’habitat des espèces.

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    Karen Saunders, MES, R.P.F.

    Vice-présidente, Espèces et industries

    Karen Saunders, MES, R.P.F.

    Vice-présidente, Espèces et industries

    Karen s’appuie sur sa longue expérience dans le domaine des ressources naturelles pour diriger l’équipe Espèces et industries du WWF-Canada. L’équipe travaille à réduire les perturbations des habitats et les effets néfastes des activités industrielles sur les espèces dans les secteurs du transport maritime, de l’exploitation minière et de la foresterie. Karen possède une vaste expérience du travail sur le terrain, de la recherche et de l’analyse, des politiques, des évaluations d’impact et de la planification. Elle a passé plusieurs années à se former auprès des Premières Nations du nord de l’Ontario et à les soutenir. Karen est une forestière professionnelle inscrite (R.F.P.) en Ontario qui possède un diplôme de premier cycle de lUniversité Lakehead et une maîtrise en études environnementales (MES) de l’Université Dalhousie. 

    Devin Holterman, Ph. D.

    Spécialiste principal, Industrie minière

    Devin Holterman, Ph. D.

    Spécialiste principal, Industrie minière

    Devin fait partie de l’équipe Espèces et industries. Il travaille à la réduction et à l’élimination des impacts de l’activité minière sur les espèces et les habitats. Devin mène des travaux de recherche, d’analyse et de sensibilisation visant à promouvoir l’amélioration des pratiques de l’industrie et de la réglementation gouvernementale, à réduire les répercussions des mines en exploitation et à soutenir les priorités des communautés autochtones. Devin est titulaire d’un doctorat en géographie humaine de l’Université York.

    Jocelyn Cheechoo

    Spécialiste principale, Basses-terres de la baie d’Hudson et de la baie James

    Jocelyn Cheechoo

    Spécialiste principale, Basses-terres de la baie d’Hudson et de la baie James

    Jocelyn fait partie de l’équipe Habitats résilients et s’intéresse plus particulièrement aux basses terres de la baie d’Hudson et de la baie James. Jocelyn appuie les initiatives de conservation menées par les Autochtones, ainsi que les priorités des communautés autochtones du nord de l’Ontario en matière de protection et d’intendance. Jocelyn est de la Première Nation Moose Cree.

    Shuchita Das

    Spécialiste associée, Recherche minière et mobilisation des connaissances

    Shuchita Das

    Spécialiste associée, Recherche minière et mobilisation des connaissances

    Shuchita apporte son soutien à l’équipe Espèces et industries du WWF-Canada. Son travail aide les détenteur.trice.s de droits, les parties prenantes et les partenaires communautaires à faire face aux pressions liées à l’activité minière et à faire progresser les initiatives d’intendance menées par les Autochtones. Shuchita est titulaire d’une maîtrise en gestion du développement durable de l’Université de Toronto et d’un baccalauréat en développement international et en psychologie de l’Université McGill.

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Quel est le problème?

Le Canada cherche à accroître considérablement les activités d’exploration minérale et d’exploitation minière à l’échelle du pays afin de fournir les minéraux critiques et les métaux précieux utilisés dans de nombreux secteurs, tels que la technologie, la défense, l’industrie manufacturière et la finance. Afin d’accélérer cette expansion, les gouvernements assouplissent les exigences réglementaires, notamment en accordant des exemptions aux lois visant à protéger l’environnement et les espèces en péril, en offrant des incitatifs et en accélérant l’approbation de projets miniers.

La suppression des mesures de protection ou l’accélération des processus de développement, en particulier dans le contexte des crises environnementales actuelles, peut nuire aux écosystèmes locaux et imposer des fardeaux plus lourds aux communautés voisines sur les plans de la santé, de la sécurité et de l’économie.

Même si l’exploitation minière joue un rôle important dans l’économie canadienne, les efforts visant à accélérer le développement minier ne doivent pas primer sur la nécessité de protéger la nature, les espèces, la santé et le bien-être des personnes, ainsi que les droits des Autochtones.

Ce que fait le WWF-Canada

Le WWF-Canada appuie la recherche, les activités de sensibilisation et les programmes visant à évaluer et à réduire, ou encore à éliminer, les impacts négatifs de l’activité minière sur les espèces et la biodiversité. Ce travail plaide en faveur d’une réglementation minière rigoureuse et de pratiques exemplaires, tout en soutenant les priorités des peuples autochtones confrontés à des activités minières perturbatrices sur leurs territoires.

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Mieux comprendre les impacts de l’exploration minière

Le travail du WWF-Canada se concentre notamment sur les toutes premières étapes du développement minier, dont les répercussions sur la nature et les communautés sont souvent négligées. Bien avant la construction d’une mine, des claims miniers sont obtenus par jalonnement et des travaux d’exploration ont lieu pour évaluer le potentiel minéral du site. Ces activités sont souvent décrites comme étant à faible impact et temporaires. Les recherches et les actions communautaires montrent cependant qu’elles peuvent avoir toute une série de répercussions environnementales et sociales. Le WWF-Canada s’emploie à mieux comprendre ces impacts et cherche des moyens de les éviter ou de les réduire.

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Déterminer en quoi les claims miniers menacent l’aménagement du territoire au Nunavut

Le Plan d’aménagement du territoire recommandé du Nunavut définissait les zones où le développement devait être permis et celles où la protection de l’environnement devait être prioritaire. Cependant, après près de deux décennies d’élaboration, le plan a été officiellement rejeté par les parties signataires en juillet 2026.

Pendant ce temps, le nombre de claims miniers au Nunavut continue d’augmenter. Certains de ces claims sont déposés dans des zones que le plan d’aménagement avait identifiées comme interdites au développement, notamment les aires de mise bas du caribou. En conséquence, le rejet du plan laisse ces zones écologiquement et culturellement importantes toujours vulnérables.

Le WWF‑Canada continue de partager de l’information sur les impacts de l’acquisition de claims miniers et plaide pour la protection à long terme de ces habitats essentiels.

Pour en savoir plus, cliquez ici : Claims miniers au Nunavut (anglais, kivalliq, qikiqtaaluk)

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Réduire les impacts liés à l’exploitation minière

Le WWF-Canada s’emploie à éviter et à réduire les répercussions de l’exploitation minière, en particulier dans les écosystèmes vulnérables comme l’Arctique canadien. Dans cette région, les projets de l’industrie et du gouvernement visant à étendre les activités minières et les infrastructures connexes suscitent souvent des inquiétudes au sein des communautés quant à leurs répercussions sur les espèces et les droits des Autochtones.

Pour en savoir plus, cliquez ici : La navigation en Arctique