Rebâtir le Canada en restaurant sa nature

« La restauration ne se fait pas de manière isolée. Chaque arbre indigène planté, chaque acre restauré, chaque partenariat scellé et chaque effort déployé en vue de restaurer la nature contribue à rebâtir un Canada plus sain et plus résilient », a déclaré la v.-p. du WWF-Canada, Elizabeth Hendriks, lors de son discours d’ouverture, prononcé dans le cadre de notre premier Forum sur la restauration de la nature : Rebâtir le Canada, tenu à Ottawa. « En ce sens, la restauration constitue un projet d’intérêt national. »

Un semis de douglas vert tenu à bout de bras, dans un paysage marqué par les troncs d’arbres brûlés et un tapis forestier luxuriant
Semis de douglas vert, prêt à être planté sur le territoire secwépemc touché par les feux de forêt © Laura Dehaene / WWF-Canada

À la fin octobre, nous avons réuni des leaders autochtones, des scientifiques en conservation, des gestionnaires de terresdes spécialistes sur le terrain, des bailleur.euse.s de fonds et des partenaires communautaires afin de stimuler les efforts en matière de restauration à l’échelle du pays.

Nous souhaitions ainsi offrir à ces professionnel.le.s un espace pour discuter de leurs expériences, des défis rencontrés et des possibilités de financement, tout en renforçant les liens susceptibles de déboucher sur une future collaboration.

Bien que l’identité nationale du Canada soit étroitement liée à la nature, cela fait des siècles que nous utilisons les espaces naturels à toutes sortes d’usages – par exemple, coupe à blanc des forêts ou drainage des milieux humides au profit de la construction ou de l’agriculture – ou que nous les endommageons par l’entremise d’activités industrielles telles que la construction et l’exploitation d’infrastructures routières, forestières, minières et énergétiques, qui laissent dans leur sillage des habitats fragmentés, des cours d’eau entravés et pollués et des terres stériles.

Résultat : de nombreuses régions canadiennes ne sont plus en mesure d’offrir les conditions propices à l’épanouissement de la flore et la faune indigènes ou de fournir certains écoservices essentiels comme la filtration de l’eau, l’absorption du carbone dans l’air ou l’atténuation des effets nocifs des incendies et des inondations. 

La restauration consiste à inverser ce processus. Il peut s’agir de planter des arbres et des arbustes après un feu de forêt, de diversifier les érablières, de retirer les entraves et de favoriser les zones d’ombre dans les cours d’eau de fraie du saumon ou de reboiser les berges afin de limiter l’érosion et d’absorber les eaux de crue.

Une femme se tient derrière un podium orné du logo du panda du WWF-Canada
Megan Leslie, présidente-directrice générale du WWF-Canada, a annoncé le nouveau Fonds Catalyseur lors du Forum sur la restauration de la nature qui s’est tenu à Ottawa. © WWF-Canada

Vous trouvez que la liste est longue? Vous avez raison. Mais tout devient plus facile quand on travaille ensemble. C’est pourquoi, le WWF a organisé des causeries, des tables rondes, des conférences et des ateliers afin de permettre aux participant.e.s de partager leurs points de vue et leurs connaissances l’espace d’une journée et demie.

Nous avons ainsi pu découvrir certaines leçons tirées de projets communautaires et échanger au sujet de différents outils comme notre outil de suivi des données de Mission restauration. Lors de l’atelier de clôture, nous avons réfléchi à la création d’un réseau national de restauration pour redynamiser le mouvement de conservation au Canada.

Cliquez ici pour en savoir plus sur notre travail de restauration, incluant les initiatives menées par les Autochtones dans les forêts et les bassins versants de la Colombie-Britannique, notre analyse de restauration évaluée par les pairs, notre tout nouveau Fonds Catalyseur ainsi que notre programme re:cultiver, qui vise à accélérer les efforts à petite et grande échelles.