Bien que d’importants travaux aient été réalisés pour cartographier les paysages forestiers intacts, l’habitat du caribou, les grandes réserves de carbone, les zones critiques pour la biodiversité et d’autres éléments importants des forêts canadiennes, aucune carte des forêts primaires n’a encore été produite. Pourquoi? Principalement parce que les définitions et les critères pour les classer ne sont pas uniformes.
L’adoption de politiques visant à protéger et à gérer les forêts primaires pourrait intéresser des organismes publics de divers paliers, des organisations de la société civile, des fabricant.e.s de produits de consommation qui s’approvisionnent en produits de la forêt, ainsi que d’autres acteur.rice.s du secteur privé. Or, sans une carte indiquant l’emplacement de ces forêts, il est difficile d’élaborer et d’appliquer efficacement des politiques. Par exemple, en l’absence d’une telle carte, les entreprises qui se sont engagées à ne pas s’approvisionner en produits issus de forêts primaires doivent se tourner vers des cartes de « paysages forestiers intacts » ou de « forêts anciennes » et se baser sur des hypothèses qui peuvent s’avérer inexactes.