Une heure pour la Terre fête ses 20 ans : comment le fait d’éteindre les lumières a donné naissance à un mouvement mondial

Cela fait 20 ans que quelques millions d’Australien.ne.s ont éteint leurs lumières pour la toute première édition d’Une heure pour la Terre — et ont ainsi allumé un mouvement mondial qui n’a cessé de changer les choses depuis que ce premier sablier s’est écoulé.

Pour célébrer cette étape importante, nous revenons sur certains des moments les plus marquants d’Une heure pour la Terre au cours des deux dernières décennies, avec une surprise à la fin pour les sympathisant.e.s du WWF‑Canada.

 

A dark city
La toute première édition canadienne d’Une heure pour la Terre a eu lieu le 29 mars 2008 à Toronto. Les participant.e.s ont assisté à un concert au Nathan Phillips Square après l’extinction des lumières. La foule était estimée à 18 000 personnes. © WWF-Canada / Salvatore SACCO

 

Tout a commencé à Sydney

Le WWF‑Australie a organisé la première édition d’Une heure pour la Terre à Sydney le 31 mars 2007 et, lorsque l’horloge a sonné 20 h 30, 2,2 millions d’habitant.e.s ont éteint leurs lumières. Même des monuments mondialement connus comme l’Opéra de Sydney et le Harbour Bridge se sont plongés dans l’obscurité, tandis que des pique‑niques aux chandelles fleurissaient dans le Jardin botanique royal.

L’initiative s’est étendue à Toronto

La Ville de Toronto a été tellement inspirée par l’action collective observée à Sydney que son équipe a appelé la mairie de la Nouvelle‑Galles du Sud le lendemain — ou plutôt le surlendemain, techniquement, compte tenu du décalage horaire — pour dire qu’elle souhaitait accueillir la prochaine édition d’Une heure pour la Terre le mois suivant. Convaincue de laisser un peu plus de temps pour l’organisation, Toronto est finalement devenue la première ville à annoncer sa participation à l’édition 2008, qui a fini par rassembler 50 millions de personnes dans 400 villes de 35 pays.

Un phénomène mondial

En 2009, Une heure pour la Terre est devenu le plus grand mouvement citoyen au monde en faveur de l’environnement — un titre qu’il détient encore aujourd’hui — avec près d’un milliard de participant.e.s dans 2 800 villes. Deux ans plus tard, l’événement a pulvérisé son propre record, touchant plus de 1,8 milliard de personnes dans 135 pays répartis sur les sept continents. (Oui, les sept : les stations de recherche ont éteint leurs lumières et leurs équipements électriques — mais pas le chauffage — pour marquer l’heure.)

Les merveilles du monde s’unissent

L’un des moments forts de cet événement annuel est de voir les grandes attractions participer en s’éteignant : de la tour Eiffel et de la Grande Pyramide de Gizeh aux tours de Tokyo et de Kyoto, en passant par la tour CN de Toronto (que les sympathisant.e.s du WWF‑Canada escaladent pour la nature depuis 1991). Même Las Vegas, certifiée par la NASA comme l’endroit le plus lumineux de la planète, a éteint son enseigne emblématique pendant une heure (car le carbone émis à Vegas ne reste pas à Vegas).

L’heure… hors de la Terre

En 2015, l’astronaute italienne Samantha Cristoforetti est devenue la première personne à participer à Une heure pour la Terre sans être physiquement sur Terre, en se joignant à l’événement depuis la Station spatiale internationale avec une pancarte sur laquelle on pouvait lire « Change Climate Change ».

a woman holding a sign that reads change climate change while floating inside a space station
L’astronaute italienne Samantha Cristoforetti brandit une pancarte pour Une heure pour la Terre 2015 à bord de la Station spatiale internationale, le 28 mars 2015.
© ESA – Agence spatiale européenne

Spidey sent le changement climatique

Spider‑Man est devenu le premier superhéros ambassadeur mondial d’Une heure pour la Terre en 2014 parce que, soyons honnêtes, qui connaît mieux la nécessité des énergies renouvelables qu’une personne au sang radioactif.

Allô ? La Terre appelle la Chine

La ville de Shanghai a installé des « arbres solaires » pour Une heure pour la Terre, permettant aux résident.e.s de recharger leurs appareils mobiles à l’aide d’énergie renouvelable.

solar charging station
Des « Power Parks » ont été mis en place à Shanghai pour l’édition 2015. Ces « arbres » solaires ont permis au public de recharger ses appareils mobiles à l’aide d’énergie renouvelable. © Xiaodong Sun / WWF-UK

L’heure des arbres

En 2013, le WWF‑Ouganda a profité de l’événement pour acheter la toute première « forêt Une heure pour la Terre » au monde afin de contribuer à réduire les 6 000 hectares de déforestation qui s’y produisaient chaque mois. Depuis, l’organisation a protégé plus de 2 700 hectares.

Des records battus

En 2018, Une heure pour la Terre a battu des records, avec la participation de 188 pays et territoires — dont près de 18 000 sites emblématiques.

L’espoir grandit

Pour l’événement de cette année, éteignez vos lumières et allumez notre nouveau balado vidéo ! Le premier épisode de Good Nature with Megan Leslie présente une conversation avec Andy Ridley, cofondateur d’Une heure pour la Terre, qui a contribué à convaincre le monde entier de s’arrêter pendant une heure pour réfléchir à la planète. Si vous maitrisez l’anglais, découvrez‑le et écoutez‑les parler de la manière de transformer une heure symbolique en une vie d’action.