« Je suis très sensible au sort des animaux, car ils ne peuvent pas se défendre » : la mère et survivante du cancer Angela Wood nous parle de sa participation à l’Ascension pour la nature
Originaire de Surrey en Colombie-Britannique, et mère de deux enfants, Angela Wood fait régulièrement la navette entre son domicile du Lower Mainland et une propriété située sur Pender Island, à quelques minutes en traversier de la côte sud-est de l’île de Vancouver. Celle qui a grandi entourée des merveilles naturelles de la côte ouest a développé une réelle passion pour les espèces.

« Je suis très sensible au sort des animaux, » déclare-t-elle. « Ils n’ont pas de voix pour se défendre. Je pense que j’ai toujours eu cette profonde empathie en moi. »
À tel point que même un cancer du sein n’a pas pu la détourner de sa mission de protection envers les espèces. Angela et son équipe, Wild at Heart, s’attaqueront aux marches du stade le 24 octobre 2026. Vous joindrez-vous à elle?
En tant que Britanno-Colombienne, quel est votre rapport à la nature?
Nous avons la chance de vivre dans un endroit absolument extraordinaire. Chaque jour, on en apprend plus sur les épaulards, les phoques, les otaries et tout ce qui se passe dans l’océan.
On peut visiter la région de Cariboo ou de l’Okanagan. Ou encore, s’aventurer jusqu’à la pointe nord de l’île de Vancouver. L’an prochain, j’aimerais visiter Haida Gwaii.
Je crois que tout le monde devrait consacrer un peu plus de temps à s’informer et à protéger la nature, peu importe comment.
Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous inscrire à l’ascension?
Ma mère, qui est une grande voyageuse, m’a proposé d’aller voir les ours polaires [à Churchill, au Manitoba], sachant que cet animal m’a toujours fasciné. Elle m’a emmenée en voyage là-bas en 2018 [pour amasser des fonds pour la conservation].
Je ne peux pas faire tous les voyages que j’aimerais faire et apporter mon soutien de cette façon, mais je peux essayer de le faire connaître [le WWF-Canada] et de lever des fonds pour l’organisation. Je peux aussi essayer de relever un défi personnel, surtout vu mon état de santé des dernières années.
Qu’est-ce que ça fait de voir des ours polaires en vrai?
C’est surréel. On monte dans le petit avion à Winnipeg et en voyant le paysage en contrebas, on se dit : « Wow, je suis vraiment hors des sentiers battus, là. »

On en a vu plusieurs. C’était génial. À un moment donné, on a eu la chance de les voir se battre : les deux ours se sont levés sur deux pattes avant de se jeter l’un sur l’autre. Ils étaient assez jeunes; ils devaient avoir environ un an. Je me souviens de m’être dit : je ne peux pas croire ce que je suis en train de voir!
Ce qui me désole, c’est tout ce qu’on fait subir à ces animaux. Disons qu’on revient à la maison avec une conception différente du monde.
En quoi votre état de santé a-t-il influencé votre décision de faire l’ascension?
Dans la dernière année et demie, j’ai beaucoup réfléchi sur des façons de redonner et sur ce qui est bénéfique pour le corps et l’esprit. Le cancer nous amène à penser à toutes sortes de choses auxquelles on n’avait jamais vraiment réfléchi auparavant. On en arrive à un point où l’important n’est plus ce qu’on ne peut pas faire, mais bien ce qu’on peut faire.
Donc, quand j’ai vu la publication [à propos de l’activité] sur mon téléphone, je me suis dit : je le fais! Je pense qu’à ce moment, je ne réalisais pas ce que ça représentait, au niveau physique, parce que mon niveau d’énergie est loin d’être au maximum. Je vais bien, mais ça m’a pris du temps avant de commencer à me sentir mieux. Il reste que la décision a été facile à prendre. Je vais le faire, et je vais trouver des personnes pour m’accompagner, pour me joindre à une cause qui me tient à cœur et faire passer un message.
Je suis en rémission, mais le cancer est toujours là. Pas un jour ne passe sans que je me demande s’il n’est pas là, dans un coin, prêt à resurgir. Malheureusement, c’est quelque chose qui transforme à jamais. C’est pour ça que je saisis toutes les occasions possibles de vivre de nouvelles expériences!

Cette attitude envoie un message, aussi.
Peut-être que certaines personnes de mon entourage feront face à un cancer un jour, et qu’elles se diront : « Angela a continué à faire toutes sortes de choses. Elle n’a pas baissé les bras ». Qui sait, peut-être que ça les aidera? Et quand j’aurai gravi toutes les marches du stade, je me dirai : « Bon, quel est le prochain défi? »
C’est en se lançant des défis qu’on reste dans la course. Que ce soit mentalement ou physiquement, une partie du rétablissement consiste à sortir de sa zone de confort, même si cela implique d’essayer de nouvelles choses. Et maintenant, je dois me prouver que je peux y arriver.
Qu’aimeriez-vous dire aux personnes qui traversent ce genre d’épreuve?
Je sais que certaines personnes se diront que c’est plus facile à dire qu’à faire, mais je crois vraiment que les pensées du genre « je ne suis plus capable de faire ça » ou « je ne peux plus continuer ça à cause de telle chose » peuvent avoir un effet boule de neige.
Le cancer, c’est une expérience horrible, et ce n’est pas tout le monde qui s’en sort. Je suis consciente de la chance que j’ai eue jusqu’à maintenant. Mais je pense aussi que l’état d’esprit joue un grand rôle dans le processus de rétablissement.
À la lumière de tout ça, comment vous préparez-vous pour l’ascension?
Je vais au gym pour faire de l’escalier roulant. La clé, c’est le cardio. Je n’ai pas envie que ça me prenne six heures. J’aimerais arriver là-bas et le faire sans trop de difficultés.
Peut-être que ce sera finalement plus facile que je le pensais, mais je préfère partir du principe que ce sera vraiment difficile. Comme ça, si c’est plus facile, ce sera comme un bonus.