FAQ pour les contributeurs de données

FAQ pour les contributeurs de données

1. Pourquoi notre organisation devrait-elle partager ses données avec Mission restauration?

La restauration joue un rôle crucial dans la lutte à la double crise du climat et de la perte de biodiversité. La restauration des terres et des eaux dégradées permet de protéger les habitats des espèces, d’améliorer la santé des écosystèmes et d’accroître la résilience des communautés.

C’est en travaillant ensemble et en mettant nos données en commun que nous pourrons démontrer l’effet cumulé des initiatives locales et régionales à l’échelle nationale.

Le Canada a conclu des accords internationaux visant l’atteinte de certains objectifs en matière de restauration, notamment le Cadre mondial de la biodiversité (CMB) de Kunming à Montréal, qui stipule que 30 % des terres et des océans dégradés doivent être restaurés d’ici 2030. L’atteinte de cet objectif repose sur l’action collective.

La restauration est également un passage obligé en matière de réconciliation. Bien plus qu’une occasion de rétablir une relation saine entre le peuple et la terre, elle démontre notre reconnaissance du rôle central que jouent le leadership et les systèmes de savoir des Premières Nations, des Inuits et des Métis dans l’avenir de la conservation au Canada.

Mission restauration fournira des renseignements sur l’apport collectif des actions de restauration à travers le pays ainsi que sur les bienfaits de la restauration sur la nature, les communautés et le climat.

En partageant vos données avec Mission restauration, vous l’aidez à :

  • comptabiliser et suivre les initiatives de restauration en cours (grâce à une vue agrégée des différents projets de restauration à l’échelle nationale);
  • développer un mouvement collectif et encourager les organisations à entreprendre de nouveaux projets complexes de restauration;
  • stimuler les investissements et appuyer l’engagement international du Canada dans le cadre du CMB de Kunming à Montréal;
  • sensibiliser la population à l’importance de la restauration;
  • construire un réseau d’échange de connaissances dont les membres partagent une vision commune des avantages de la restauration et de ses fondements scientifiques. Mission restauration sera également un lieu de concertation au sujet du soutien requis pour faire progresser la restauration.

2. Qui peut transmettre des données relatives à la restauration sur cette plateforme?

Nous acceptons les données provenant des intervenant.e.s en restauration de partout au Canada, y compris les propriétaires foncier.ière.s et les titulaires de droits des Premières Nations, des Inuits et des Métis ainsi que les organismes gouvernementaux. Nous encourageons également les organismes à but non lucratif, les groupes de conservation communautaires et les partenaires du secteur privé qui participent à des initiatives de restauration d’écosystèmes à grande échelle (plus de cinq hectares) à transmettre leurs données. Nous voulons nous assurer que chaque projet de restauration admissible est mis en valeur et intégré à notre histoire collective.


3. Quelles actions sont considérées comme de la restauration?

La restauration désigne le processus qui vise à contribuer à la remise en état d’un écosystème ayant été dégradé, endommagé ou détruit (Society for Ecological Restoration). Elle englobe un large éventail de pratiques qui, en fonction des conditions locales et des choix faits par la société, peuvent aller de la réduction des répercussions environnementales au rétablissement écologique total (UNEP, 2021).

Mission restauration considère ce processus comme un projet national. Il s’agit aussi d’un geste de réconciliation, non seulement envers les terres et les eaux, mais aussi envers ceux et celles qui en prennent soin. En favorisant les échanges entre les intervenant.e.s provenant de différentes régions et de systèmes de savoir variés, le programme vise à rétablir les liens réciproques avec, d’une part, les propriétaires foncier.ière.s et les titulaires de droits, et, d’autre part, l’environnement naturel. Il cherche également à s’assurer que les initiatives de restauration sont visibles et crédibles, et qu’elles sont reconnues dans les bilans collectifs nationaux.


4. Quelles activités de restauration des écosystèmes sont acceptées par Mission restauration?

Mission restauration se consacre aux projets complexes de restauration d’écosystèmes terrestres, aquatiques et côtiers à grande échelle (plus de cinq hectares).

Si les activités admissibles varient en fonction de l’écosystème et du contexte local, elles concernent généralement le reboisement avec des espèces indigènes, la restauration de milieux humides ou riverains à grande échelle ou encore le retrait d’obstacles majeurs à la circulation des poissons (comme le démantèlement de barrages ou la remise en état de ponceaux). Pour en savoir plus sur les activités admissibles, veuillez consulter le document de l’UICN au sujet de la typologie des interventions de restauration pour les écosystèmes terrestres (en anglais seulement).

Les actions menées dans le cadre de projets en milieu côtier ou maritime doivent être conformes aux normes internationales en matière de restauration écologique (en anglais seulement), afin de garantir qu’ils respectent les mêmes normes que celles en milieu terrestre.

Outre les activités de restauration des écosystèmes citées ci-dessus, les projets doivent aller au-delà de la simple protection environnementale : ils doivent viser à améliorer de façon significative le fonctionnement des écosystèmes et à créer une trajectoire de rétablissement à long terme pour la biodiversité et l’intégrité écologique (Society for Ecological Restoration). Nous accordons la priorité aux initiatives qui :

  • Améliorent le fonctionnement des écosystèmes : Activités visant à restaurer les processus naturels vitaux, comme l’atténuation des inondations, la séquestration du carbone et la filtration des eaux.
  • Rétablissent la biodiversité indigène : Efforts axés sur le retour des espèces indigènes et le rétablissement des habitats naturels.
  • Imposent un équilibre entre les bénéfices pour la population et ceux pour la nature : Travaux de restauration qui accordent autant d’importance au rétablissement de la biodiversité qu’aux services écologiques.

En cas de doute à savoir si votre projet est admissible, écrivez-nous à [email protected].


5. Est-il possible que certains projets ne soient pas pris en compte par Mission restauration?

Mission restauration est conçue pour suivre et accélérer les initiatives de restauration volontaires. Voici certains types de projets non admissibles :

  • Mesures d’atténuation obligatoires en vertu de la loi : Tout projet qui, conformément aux lois canadiennes ou provinciales, constitue une condition d’approbation pour des dommages environnementaux à venir (ex. : mesures d’atténuation des impacts sur l’habitat dans le cadre d’un processus d’évaluation environnementale).
  • Compensation et crédits d’habitat : Projets qui visent précisément à compenser les effets néfastes sur un autre site, comme les crédits d’habitat approuvés en vertu de la Loi sur les pêches.
  • Projets individuels à petite échelle (moins de cinq hectares) : Nous nous concentrons sur la restauration complexe à grande échelle. Toutefois, si votre organisation chapeaute plusieurs sites de restauration qui, ensemble, couvrent cinq hectares ou plus, ces projets sont admissibles, et nous vous encourageons à transmettre vos données regroupées.
    • Si, en comptant tous vos sites, votre projet de restauration couvre moins de cinq hectares, vous pouvez enregistrer ces actions sur notre plateforme re:cultiver.

Notre but est d’évaluer les initiatives de restauration qui visent à contribuer aux objectifs nationaux du Canada en matière de biodiversité et de climat en dépassant le cadre réglementaire.

En cas de doute à savoir si votre projet est admissible à Mission restauration, écrivez-nous à [email protected].


6. Comment assurez-vous la souveraineté des données autochtones?

L’Accord d’échange d’informations du WWF-Canada respecte les principes de PCAP® des Premières Nations (propriété, contrôle, accès et possession), établis par le Centre de gouvernance de l’information des Premières Nations. Toutes les données transmises par les communautés des Premières Nations, des Inuits et des Métis demeureront leur propriété. Ces communautés ont également le droit de révoquer leur consentement en tout temps en avisant le WWF-Canada, conformément aux modalités prévues dans l’Accord. Pour toute question, n’hésitez pas à nous écrire à [email protected].


7. Que fera le WWF-Canada avec les données recueillies?

Le WWF-Canada compilera d’abord les données et partagera les résultats globaux avec les collaborateur.trice.s de Mission restauration. Dans un deuxième temps, les données agrégées seront transmises à Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) afin de soutenir l’engagement national du Canada envers la cible 2 du Cadre mondial de la biodiversité. Finalement, le WWF-Canada utilisera les renseignements aux fins d’analyse du volume et des types de travaux de restauration accomplis. Les données agrégées seront également intégrées dans les publications du WWF-Canada sur ses divers canaux, notamment sur la page Web de Mission restauration.


8. Comment pouvez-vous garantir que l’emplacement du site de notre projet ne sera pas révélé?

Lorsque des données soumises sont intégrées dans des rapports et des communiqués destinés au public, elles sont toujours présentées sous forme agrégée. Nous ne partagerons jamais vos renseignements avec des tierces parties.


9. Puis-je enregistrer ma progression et revenir plus tard?

  • Si vous n’avez pas toutes les informations en main, vous pouvez enregistrer votre progression et revenir plus tard, en cliquant sur Enregistrer et continuer.
  • Pour ce faire, vous devez avoir rempli la section Renseignements sur l’organisation. Vous recevrez ensuite un code unique à l’adresse courriel inscrite à votre dossier. Ce code vous permettra de reprendre votre session là où vous l’avez laissée.
  • Aucune donnée ne sera transmise tant que vous n’avez pas cliqué sur le bouton Soumettre.
  • Notre équipe n’a pas accès aux données non transmises ou incomplètes. Les données contenues dans les formulaires incomplets ne pourront pas être récupérées. Prenez votre temps et assurez-vous que tous les renseignements sont exacts avant de transmettre votre formulaire.

10. Que dois-je faire si j’ai fait une erreur dans un formulaire?

En cas d’erreur, ne transmettez pas de nouveau formulaire. Écrivez-nous à [email protected] en indiquant les corrections à faire.


11. À quel endroit les données seront-elles conservées? Est-ce sécuritaire?

Pour l’instant, les données sont stockées sur un serveur sécurisé du WWF-Canada. En cas de changement, les organisations contributrices seront informées à l’avance.


12. Comment avez-vous choisi les mesures dont il est question dans le formulaire de Mission restauration?

Nous avons d’abord analysé les données provenant des projets de restauration financés par notre Programme de subvention nature et climat afin d’établir des mesures communes et applicables à l’ensemble des projets. Nous en avons ensuite rallongé la liste avec d’autres mesures utilisées dans les cadres de surveillance nationaux et internationaux.

Le WWF-Canada travaille maintenant à peaufiner cette liste, afin de se concentrer sur les mesures les plus pertinentes pour les travaux de restauration menés au Canada. Les mesures sont cohérentes avec les objectifs mondiaux, dont la cible 2 du Cadre mondial de la biodiversité, le Défi de l’eau douce et le Défi de Bonn (pages Web en anglais seulement).

La compilation des mesures pour Mission restauration suit un processus itératif qui continuera d’évoluer en fonction des données reçues. Nous reconnaissons que les différent.e.s intervenant.e.s recueillent différents types de données. C’est pourquoi, en collaboration avec les organismes gouvernementaux et les spécialistes techniques, nous continuerons d’adapter les types de données recueillies. De cette façon, nous nous assurons qu’elles couvrent les différentes dimensions écologiques, sociales et politiques à travers le Canada, tout en gardant à l’esprit les défis liés aux capacités locales en matière de suivi et de rapport. Cette méthode permet de garantir que les analyses de données futures resteront applicables au contexte canadien, pour un suivi efficace des progrès et de l’impact de la restauration au fil du temps.

Vous trouverez ci-dessous une liste de ressources que les spécialistes du WWF-Canada ont utilisées pour établir les mesures et les indicateurs de Mission restauration :


13. Les organisations qui soumettent des données peuvent-elles recevoir une aide financière?

Nous ne sommes actuellement pas en mesure d’offrir une aide financière aux organisations contributrices.


14. Les données que je transmets doivent porter sur quelles années?

Mission restauration accepte les données de restauration qui couvrent la période entre 2020 et 2030.


15. Est-ce que Mission restauration est liée d’une façon ou d’une autre à Environnement et Changement climatique Canada (ECCC)?

Mission restauration est une initiative du WWF-Canada qui appuie ECCC en recueillant des données provenant des projets de restauration partout au Canada. Le WWF-Canada compile toutes les données reçues dans le cadre de Mission restauration et les transmet à ECCC sous forme agrégée.


16. Avez-vous prévu un accord d’échange d’informations?

Oui, les organisations contributrices doivent signer l’Accord d’échange d’informations. Il s’agit d’un processus automatique intégré au formulaire de soumission de données. Cliquez ici pour consulter l’Accord d’échange d’informations. Pour toute question, n’hésitez pas à nous écrire à [email protected].


17. Comment le WWF-Canada s’assure-t-il que les données recueillies ne concernent pas un projet de restauration déjà pris en compte par le gouvernement?

Pour limiter les risques de dédoublement, le WWF-Canada recueille des informations précises au sujet de chaque projet, notamment le ou les noms de projet, le ou les bailleurs de fonds ainsi que le ou les programmes de financement qui le soutiennent. Cela nous permet de recouper les données avec celles des bailleurs de fonds suivis par Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) à des fins d’évaluation des progrès à l’échelle nationale.

En comparant ces renseignements, nous sommes en mesure de repérer les cas où plusieurs organisations ont transmis des données au sujet d’un même projet.