© Tim Stewart / WWF-Canada

PROTECTION DU TERRITOIRE POUR LES ESPÈCES

Cette évaluation nationale du WWF-Canada a identifié des lacunes dans la représentation écologique et des opportunités pour protéger la biodiversité et atténuer le dérèglement climatique.

Les écosystèmes, les habitats et les espèces du Canada sont-ils bien protégés? Pour répondre à cette question, le WWF-Canada a cartographié les lacunes dans la représentation écologique du réseau d’aires protégées et les a comparées avec les aires de grande concentration d’espèces en péril, de réservoirs naturels de carbone et de refuges climatiques potentiels.

Une crise nationale en matière d’habitats

La moitié des populations des espèces suivies au pays connaissent actuellement un déclin et ce, dans une proportion impressionnante de 83 %. Parmi elles, les espèces protégées en vertu de la Loi sur les espèces en péril du Canada peinent à se rétablir. Les espèces ne peuvent donc simplement pas survivre, et cela s’explique en partie par la dégradation et la destruction accélérées des habitats dont elles ont besoin pour se nourrir, se reproduire, migrer et élever leurs petits. À ce constat alarmant s’ajoute le dérèglement climatique, qui ne fait qu’aggraver la situation.

Le Canada s’est engagé à protéger au moins 17 % de son territoire et de ses eaux intérieures. Ces milieux devraient être représentatifs des différents types d’habitats dont les espèces ont besoin, et former un réseau intégré d’aires protégées. La présente analyse révèle que, même si les aires protégées du Canada préservent des territoires qui favorisent le bien-être des espèces, elles n’assurent malheureusement pas, dans une vaste mesure, la protection de la grande majorité des habitats essentiels à de nombreuses espèces en péril.

© Greg STOTT / WWF-Canada

La fragmentation et la disparition à grande échelle des habitats ont de lourds impacts pour les espèces. Les milieux naturels tels que les forêts, les tourbières et les sols sont vitaux pour la survie des espèces, mais ont aussi une fonction essentielle à notre avenir à tous : ils absorbent et emmagasinent le carbone. Si nous les protégeons, ils contribueront donc à une résilience climatique accrue.

Le climat canadien se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale. La présente évaluation propose un plan essentiel en vue de ralentir la perte de biodiversité, tout en limitant les effets des changements climatiques. Compte tenu de la crise actuelle, nous devons nous assurer que nos aires protégées puissent en faire plus pour la nature et les communautés. Il est impératif que nous protégions les habitats essentiels des espèces avant toute chose, et que cette protection couvre aussi les territoires capables de fournir en plus des solutions axées sur la nature. Ainsi pourrons-nous atteindre nos objectifs en matière de changements climatiques.

© JUKKA JANTUNEN / SHUTTERSTOCK

Opportunités majeures de protéger les habitats et de ralentir les changements climatiques

Le WWF-Canada s’est basé sur les meilleures données scientifiques disponibles pour déterminer le degré de protection des écosystèmes, des habitats sauvages et des réservoirs naturels de carbone au pays. Ces données ont permis d’identifier les sites qui combinent habitat potentiel pour les espèces et capacité d’absorption du carbone en vue de réduire les impacts des changements climatiques. Nous avons constaté qu’un peu partout au pays, des opportunités majeures pour la protection des habitats et le ralentissement des changements climatiques restaient ignorées.

Principales conclusions
Les habitats des espèces en péril ne sont pas protégés :
des habitats à fortes concentrations d’espèces en péril sont protégés de façon inadéquate ou ne le sont pas du tout.
Un peu partout au Canada, nous ne réussissons pas à protéger la grande variété d’habitats physiques dont les espèces ont besoin :
des habitats physiques du Canada sont protégés de façon inadéquate ou ne le sont pas du tout.
Plus précisément, nos aires protégées ne permettent pas de préserver adéquatement les habitats d’espèces essentielles dans les plans d’eau douce tels que les lacs, les rivières et les milieux humides.
des rivages de plans d’eau douce du Canada sont protégés de façon inadéquate ou ne le sont pas du tout.
Enfin, la grande majorité des habitats du pays qui sont riches en carbone, c’est-à-dire les forêts, les tourbières et les sols qui stockent des quantités importantes de carbone et préviennent ainsi le réchauffement associé aux changements climatiques, ne sont toujours pas protégés.
des habitats à forte densité de carbone dans le sol sont protégés de façon inadéquate ou ne le sont pas du tout.
des habitats à forte densité de biomasse forestière sont protégés de façon inadéquate ou ne le sont pas du tout.
Qu’est-ce qu’une protection de qualité?

La taille n’est pas le seul facteur important lorsque l’on détermine la valeur d’une aire protégée. Les éléments suivants sont pris en compte :

Des aires protégées vastes et continues sont essentielles pour assurer la protection des habitats physiques des espèces. Même si l’établissement d’un grand nombre d’aires protégées de petite taille offre une protection importante, la fragmentation de ces aires peut réduire leur valeur pour les espèces.
Les aires protégées ne devraient pas s’arrêter en bordure des plans d’eau. Les écosystèmes et les espèces d’eau douce s’étendent bien au-delà des rivages.
Des milieux situés à des altitudes variées sont associés à une variété d’habitats, d’avantages et de services écosystémiques.
Les espèces doivent être en mesure de se déplacer librement à l’intérieur d’un habitat, et entre différents habitats sans croiser de routes ni d’autres types d’infrastructures.
© Andrew S. Wright / WWF - Canada Blandings turtle
© Andrew S. Wright / WWF - Canada Blandings turtle
© Andrew S. Wright / WWF - Canada Blandings turtle
© Andrew S. Wright / WWF - Canada Blandings turtle
Des aires protégées vastes et continues sont essentielles pour assurer la protection des habitats physiques des espèces. Même si l’établissement d’un grand nombre d’aires protégées de petite taille offre une protection importante, la fragmentation de ces aires peut réduire leur valeur pour les espèces.
Les aires protégées ne devraient pas s’arrêter en bordure des plans d’eau. Les écosystèmes et les espèces d’eau douce s’étendent bien au-delà des rivages.
Des milieux situés à des altitudes variées sont associés à une variété d’habitats, d’avantages et de services écosystémiques.
Les espèces doivent être en mesure de se déplacer librement à l’intérieur d’un habitat, et entre différents habitats sans croiser de routes ni d’autres types d’infrastructures.
Qu’est-ce qu’il faut protéger?

La présente évaluation se fonde sur les besoins des espèces en matière d’habitats et sur les opportunités de ralentir les changements climatiques, facteur important du déclin des espèces. Les aires protégées ont aussi des avantages majeurs sur les plans social et culturel, et le WWF-Canada appuie notamment la création d’aires protégées pour cette raison (consultez la section Recommandations pour en savoir plus).

Afin de maximiser les bienfaits pour la biodiversité et de travailler à la réduction des impacts du dérèglement climatique lors de la création de nouvelles aires protégées ou d’incitatifs à la protection, les propositions devraient inclure l’un ou plusieurs des éléments suivants :

Les aires considérées devraient être bénéfiques à des populations d’espèces vulnérables, notamment aux espèces en péril définies par le COSEPAC.
Les forêts ont des propriétés exceptionnelles qui leur permettent d’absorber et de stocker le carbone. Et elles sont déjà là pour nous. Même si elles ne sont pas toutes équivalentes et que leur capacité à stocker puis libérer le carbone évolue au fil du temps, elles devraient être protégées en premier lieu, à titre de solutions naturelles dans le ralentissement des changements climatiques et la création d’habitats pour les espèces.
Le sol et les tourbières absorbent du carbone. Les habitats présentant un taux élevé de carbone dans le sol devraient être protégés en premier lieu, afin de prévenir les émissions supplémentaires de gaz à effet de serre dans l’atmosphère lors de la conversion des terres.
Selon les prévisions, certaines aires présentent des conditions climatiques uniques qui devraient rester stables dans le futur. Ces régions devraient être protégées en premier lieu, afin de servir de refuges aux espèces menacées par les changements climatiques.
© S. GILLINGWATER / WWF grizzly bear and cub
© S. GILLINGWATER / WWF grizzly bear and cub
© S. GILLINGWATER / WWF grizzly bear and cub
© S. GILLINGWATER / WWF grizzly bear and cub
Les aires considérées devraient être bénéfiques à des populations d’espèces vulnérables, notamment aux espèces en péril définies par le COSEPAC.
Les forêts ont des propriétés exceptionnelles qui leur permettent d’absorber et de stocker le carbone. Et elles sont déjà là pour nous. Même si elles ne sont pas toutes équivalentes et que leur capacité à stocker puis libérer le carbone évolue au fil du temps, elles devraient être protégées en premier lieu, à titre de solutions naturelles dans le ralentissement des changements climatiques et la création d’habitats pour les espèces.
Le sol et les tourbières absorbent du carbone. Les habitats présentant un taux élevé de carbone dans le sol devraient être protégés en premier lieu, afin de prévenir les émissions supplémentaires de gaz à effet de serre dans l’atmosphère lors de la conversion des terres.
Selon les prévisions, certaines aires présentent des conditions climatiques uniques qui devraient rester stables dans le futur. Ces régions devraient être protégées en premier lieu, afin de servir de refuges aux espèces menacées par les changements climatiques.
Identification des régions critiques

Certaines des aires les moins protégées du Canada figurent parmi les plus importantes pour les espèces en péril, l’adaptation au climat et l’absorption de carbone.

Toutes les régions de cette carte devraient être considérées pour la désignation de nouvelles aires protégées canadiennes. La gradation de couleurs identifie les opportunités de nouvelles aires protégées dans tout le pays en se basant sur le nombre de considérations essentielles se chevauchant au sein d’un même habitat physique.

En se basant sur cette évaluation, la protection des cinq régions suivantes devrait être particulièrement considérée :

 

Le grizzly, le caribou de la toundra et le bison des bois vivent dans la taïga ainsi que dans la toundra arctique. Ces habitats, en grande partie non protégés, comportent des milieux montagneux et des vallées. Ils comprennent le Grand lac des Esclaves, lac le plus profond en Amérique du Nord, de même que d’importants cours d’eau comme le fleuve Mackenzie et la rivière Liard. Les territoires comptent la plus grande proportion d’habitats physiques non protégés au pays, et ils font face à des perturbations croissantes en raison des changements climatiques et de l’exploitation des ressources naturelles. Le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest présentent des taux élevés de carbone dans le sol, une biomasse forestière substantielle ainsi que d’importants refuges climatiques. Ils abritent également un grand nombre d’espèces en péril.  
La région intérieure méridionale de la Colombie-Britannique abrite des espèces uniques, comme la chauve-souris blonde et la couleuvre nocturne du désert qui ont besoin du climat particulier de la région pour survivre : un climat chaud et sec en été, et doux en hiver. La combinaison de prairies, de forêts, de milieux quasi désertiques et d’écosystèmes riverains riches fournit des habitats très diversifiés à bon nombre d’espèces en péril de la province. Malheureusement, ces habitats n’obtiennent pas une très bonne note dans notre évaluation de la représentation écologique. La croissance de la population humaine ainsi que des infrastructures routières et résidentielles s’ajoutant au développement agricole ont accentué les pressions exercées sur la région, entraînant le déplacement de nombreuses espèces fragilisées. De plus, la région de l’Okanagan est une région critique pour plusieurs espèces. Elle compte des milieux qui offrent une biomasse importante et qui constituent des refuges climatiques.
Les prairies herbeuses sont considérées comme l’un des écosystèmes les plus menacés au monde. La plupart d’entre elles sont protégées de façon inadéquate ou ne le sont pas du tout. Elles abritent le plus grand nombre d’espèces en péril au Canada, dont le renard véloce et le pipit de Sprague du Canada. Au cours du siècle dernier, environ 80 % des prairies herbeuses de la région ont été converties en vue d’un usage agricole intensif. Bien que la protection des prairies herbeuses soit essentielle pour ralentir le déclin de nos espèces les plus menacées, d’autres écosystèmes des provinces des Prairies contiennent de fortes densités de biomasse forestière et de carbone dans le sol. Ils doivent aussi être pris en considération dans l’adoption de solutions axées sur la nature pour faire face aux changements climatiques tout en favorisant la biodiversité.
Les territoires du sud du Québec et de l’Ontario sont très développés, en raison de l’agriculture et de l’urbanisation. La quasi-totalité de leur superficie est très peu protégée ou ne l’est pas du tout. De plus, la région abrite une forte concentration d’espèces en péril, comme la tortue serpentine et la salamandre de Jefferson. L’accroissement de la privatisation des terres fait en sorte qu’il est de plus en plus difficile de créer des aires protégées qui soient à la fois vastes, intactes et reliées. C’est pourquoi d’autres options de conservation, comme la restauration des habitats, peuvent être envisagées pour fournir aux espèces la protection dont elles ont besoin. En plus d’être critique pour les espèces en péril, cette région compte certains refuges climatiques, élément essentiel aux espèces qui se trouvent déjà à la limite nord de leur aire de répartition. Le sud du Québec compte, en particulier, des densités élevées de carbone dans le sol, ainsi que des niveaux importants de biomasse forestière.
Le Nouveau-Brunswick se classe à l’avant-dernier rang en matière de représentation écologique au Canada, alors que seulement 1 % des habitats physiques y sont adéquatement protégés. Le fleuve Saint-Jean (ou Wolastoq) parcourt la province, coulant au cœur d’un réseau complexe de baies, d’affluents, de lacs et de milieux humides qui offrent un habitat essentiel à de nombreuses espèces en péril, dont la tortue des bois et l’esturgeon à museau court. En plus d’abriter des espèces en péril, certaines aires de la région contiennent d’importants réservoirs de carbone dans le sol et dans la biomasse forestière, et peuvent constituer des refuges climatiques. Cette situation, combinée aux pressions accrues de l’activité humaine sur l’environnement, fait de cette région une priorité en matière de protection.
© Canoe North Adventures / WWF
©Sshutterstock / Max Lindenthaler Osoyoos Lake, Okanagan Valley BC
© James Gabbert / Shutterstock
© Olga Gabay / Shutterstock Aerial view of Ontario Farms
© Shutterstock Saint John River
Le grizzly, le caribou de la toundra et le bison des bois vivent dans la taïga ainsi que dans la toundra arctique. Ces habitats, en grande partie non protégés, comportent des milieux montagneux et des vallées. Ils comprennent le Grand lac des Esclaves, lac le plus profond en Amérique du Nord, de même que d’importants cours d’eau comme le fleuve Mackenzie et la rivière Liard. Les territoires comptent la plus grande proportion d’habitats physiques non protégés au pays, et ils font face à des perturbations croissantes en raison des changements climatiques et de l’exploitation des ressources naturelles. Le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest présentent des taux élevés de carbone dans le sol, une biomasse forestière substantielle ainsi que d’importants refuges climatiques. Ils abritent également un grand nombre d’espèces en péril.  
La région intérieure méridionale de la Colombie-Britannique abrite des espèces uniques, comme la chauve-souris blonde et la couleuvre nocturne du désert qui ont besoin du climat particulier de la région pour survivre : un climat chaud et sec en été, et doux en hiver. La combinaison de prairies, de forêts, de milieux quasi désertiques et d’écosystèmes riverains riches fournit des habitats très diversifiés à bon nombre d’espèces en péril de la province. Malheureusement, ces habitats n’obtiennent pas une très bonne note dans notre évaluation de la représentation écologique. La croissance de la population humaine ainsi que des infrastructures routières et résidentielles s’ajoutant au développement agricole ont accentué les pressions exercées sur la région, entraînant le déplacement de nombreuses espèces fragilisées. De plus, la région de l’Okanagan est une région critique pour plusieurs espèces. Elle compte des milieux qui offrent une biomasse importante et qui constituent des refuges climatiques.
Les prairies herbeuses sont considérées comme l’un des écosystèmes les plus menacés au monde. La plupart d’entre elles sont protégées de façon inadéquate ou ne le sont pas du tout. Elles abritent le plus grand nombre d’espèces en péril au Canada, dont le renard véloce et le pipit de Sprague du Canada. Au cours du siècle dernier, environ 80 % des prairies herbeuses de la région ont été converties en vue d’un usage agricole intensif. Bien que la protection des prairies herbeuses soit essentielle pour ralentir le déclin de nos espèces les plus menacées, d’autres écosystèmes des provinces des Prairies contiennent de fortes densités de biomasse forestière et de carbone dans le sol. Ils doivent aussi être pris en considération dans l’adoption de solutions axées sur la nature pour faire face aux changements climatiques tout en favorisant la biodiversité.
Les territoires du sud du Québec et de l’Ontario sont très développés, en raison de l’agriculture et de l’urbanisation. La quasi-totalité de leur superficie est très peu protégée ou ne l’est pas du tout. De plus, la région abrite une forte concentration d’espèces en péril, comme la tortue serpentine et la salamandre de Jefferson. L’accroissement de la privatisation des terres fait en sorte qu’il est de plus en plus difficile de créer des aires protégées qui soient à la fois vastes, intactes et reliées. C’est pourquoi d’autres options de conservation, comme la restauration des habitats, peuvent être envisagées pour fournir aux espèces la protection dont elles ont besoin. En plus d’être critique pour les espèces en péril, cette région compte certains refuges climatiques, élément essentiel aux espèces qui se trouvent déjà à la limite nord de leur aire de répartition. Le sud du Québec compte, en particulier, des densités élevées de carbone dans le sol, ainsi que des niveaux importants de biomasse forestière.
Le Nouveau-Brunswick se classe à l’avant-dernier rang en matière de représentation écologique au Canada, alors que seulement 1 % des habitats physiques y sont adéquatement protégés. Le fleuve Saint-Jean (ou Wolastoq) parcourt la province, coulant au cœur d’un réseau complexe de baies, d’affluents, de lacs et de milieux humides qui offrent un habitat essentiel à de nombreuses espèces en péril, dont la tortue des bois et l’esturgeon à museau court. En plus d’abriter des espèces en péril, certaines aires de la région contiennent d’importants réservoirs de carbone dans le sol et dans la biomasse forestière, et peuvent constituer des refuges climatiques. Cette situation, combinée aux pressions accrues de l’activité humaine sur l’environnement, fait de cette région une priorité en matière de protection.

Recommandations

Pour offrir l’espace nécessaire aux espèces, pour leur survie et leur rétablissement, et pour absorber le carbone de l’atmosphère, nous devons nous assurer qu’un spectre complet d’habitats physiques et écosystèmes reçoive une protection de grande qualité. Il faut commencer par le type d’aires qui sont le moins protégées au pays à l’heure actuelle, en plus de celles qui rassemble le plus grand nombre de considérations essentielles.

© S. GILLINGWATER / WWF turtle on a rock

Afin de maximiser les bienfaits des nouvelles aires protégées pour les espèces, nous devons :

  • nous concentrer sur les habitats des espèces vulnérables ou en péril;
  • bonifier les mesures de protection pour y inclure les lacs, les rivières et les milieux humides;
  • préserver les aires à haut potentiel d’absorption et de stockage de carbone, en vue de ralentir les changements climatiques tout en fournissant un habitat aux espèces;
  • appliquer des règles strictes au sein des aires protégées, pour maintenir leur intégrité et la valeur.

Si l’évaluation du WWF-Canada, Protection du territoire pour les espèces, se centre sur les besoins des espèces dans le but de réduire leur déclin, il est important de reconnaître que les aires protégées fournissent aussi maints bienfaits sociaux et culturels importants. Le WWF-Canada soutient la création de parcs pour la conservation de la biodiversité, les services écosystèmiques et les valeurs culturelles.

© Tessa MACINTOSH / WWF-Canada